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Compagnie Crescite
Les spectacles

création 2018Rome, an 79.

Bérénice

En tournée

de Racine

Huit jours après la mort soudaine de l’empereur Vespasien, le destin de Bérénice, Titus et Antiochus bascule.

Écrire à la compagnie

© Olivier Héron / Alban Van Wassenhove / Thomas Cartron

Action culturelle

Spectacle in situ

  • PublicÀ partir de la seconde
  • Dans l’établissement

La scène est une arène. Un espace circulaire de 5 mètres de diamètre fermé par les spectateurs.

Nous demandons dans tous les cas à ce que chaque classe effectue un atelier d’une heure de préparation au spectacle avec un intervenant de la compagnie.

6 classes : 2 représentations

6 ateliers de 1h (1/cl)

Dispositifs

  • spectacle disponible dans les offres collectives du Pass Culture
  • dans le cadre du Parcours Regards de la Région Normandie

Les actions culturelles menées

  1. saison 2025-2026

    Ateliers parcours du spectateur

    • Canteleu (76)
    • Saint-Lô (50)
    • Caen (14)
    • Saint-Étienne-du-Rouvray (76)
  2. saison 2023-2024

  3. 2021-2022

    Dispositif Regards de la Région Normandie

Toutes les actions culturelles

En établissement scolaire

  • Rouen (76)
    • représentations scolaires au Lycée Corneille de Rouen : dates et horaires à confirmer

Documents pour les enseignants

Dossier scolaire

DOSSIER SCOLAIRE

BÉRÉNICE

de Jean Racine

CRÉATION 2018

Durée : 1h25

SPECTACLE IN SITU

À PARTIR DE LA SECONDE

Mise en scène et adaptation :
Musique live et régie :
Création lumières :
Création costumes :
Distribution :
, , et

Production : Compagnie Crescite

Coproduction : l’Archipel - Granville

Avec les aides à la création 2018 de la DRAC et de la Région Normandie et du Département de Seine-Maritime, et en 2021 de la DRAC Normandie dans le cadre du plan de relance / mesure 5 du plan théâtre

La compagnie Crescite est conventionnée par la Ville de Rouen et est soutenu par la DRAC et la Région Normandie, le Département de Seine-Maritime et l'ODIA Normandie

Pourquoi étudier Bérénice au lycée ?

Une poésie à hauteur de jeunes adultes : l’amour face au devoir

Étudier Bérénice dès la seconde, c'est explorer un triangle amoureux où la passion se heurte au devoir, à la morale et aux lois de la cité. Jean Racine y élève la douleur d’une séparation au rang de la tragédie et crée l’un des plus beaux poèmes sur les tensions de la relation amoureuse de la littérature française. Ces tensions deviennent directement sensibles, et peuvent offrir aux élèves des mots et de la nuance pour appréhender leurs propres passions et vivre leurs sentiments face aux pressions sociales, morales ou culturelles.

Faire vivre l'alexandrin

Loin d'être une langue figée, l'alexandrin racinien est pour la compagnie un idiome de théâtre fluide et profondément vivant. Présenté au centre d'une arène circulaire au plus près des spectateurs, plongés dans une ambiance sonore et musicale, le dispositif est immersif et brise la distance des salles traditionnelles. Porté par l’expérience du vers des comédiens et l’accompagnement musical live, l'alexandrin retrouve toute son oralité et devient une expérience émotionnelle directe pour les élèves.

Transmettre un héritage vivant, une priorité pour la compagnie

Dans l'esprit du service public cher à Jean Vilar, transmettre les grands classiques s'inscrit dans une démarche citoyenne de démocratisation culturelle. En offrant un travail exigeant tout en créant un spectacle volontairement accessible, les Crescite cherchent à dépasser les a priori sur le théâtre et à transmettre ce patrimoine universel sans imposer de pensée unique.

La place du spectacle dans les programmes scolaires

2ndeFrançaisLe théâtre du XVIIᵉ siècle au XXIᵉ siècle, texte et représentationÉtudier la tragédie classique, l'alexandrin et la mise en scène
Histoirela Méditerranée antique : empreintes romainesReplacer l'intrigue dans la Rome antique de l'an 79, interroger la mise en scène du pouvoir et sa représentation au XVIIᵉ siècle
EMCDroit, liberté et responsablitéInterroger le choix des personnages qui sacrifient leur passion personnelle au profit du droit de la communauté
LCADifférences de cultures, différences de conditions : Grecs, Romains et barbares ; hommes libres et esclaves.Analyser le statut politique des souverains et des étrangers de l'empire romain.
1èreFrançaisLe théâtre du XVIIe siècle au XXIe siècleApprofondir l'analyse d'un chef-d'œuvre du répertoire classique et de sa poésie tragique.
HLPles pouvoirs de la parole, les métamorphoses du moiÉtudier la rhétorique passionnelle et l'épreuve des sentiments face aux obstacles extérieures (sociaux, moraux, religieux).
TalePhilosophiele devoir et la morale, la liberté et la passion, l'État et la politique, l'artMettre en perspective les dilemmes éthiques, le sacrifice civique et la fonction cathartique de l'art.
HLPla recherche de soi, l'humanité en questionL'expérience de la solitude décisionnelle, la transmission des textes classiques pour aborder ce qu'il y a d'universel dans la condition humaine.

Synopsis

Rome, an 79. Huit jours après la mort soudaine de l'empereur Vespasien, le destin de Bérénice, Titus et Antiochus bascule.

Titus et Antiochus sont compagnons de guerre et amis. Tous deux aiment Bérénice mais Bérénice n’aime que Titus. Il s’agit d’un triangle amoureux classique pris dans les enjeux politiques de la cité romaine : Titus est le fils de l’empereur de Rome, Vespasien, Bérénice est reine de Palestine, et Antiochus, leur ami, est roi de Comagène...

Jusqu'ici, les amants fermaient les yeux sur le couperet qui les menaçait : la loi romaine interdit formellement à un empereur d'épouser une reine étrangère. Il s’agit de deux systèmes politiques distincts. À la mort soudaine de l'empereur Vespasien, l'illusion vole en éclats. Titus doit affronter son devoir et se résoudre à répudier Bérénice, qui refuse d'abord d'y croire. De son côté, Antiochus oscille entre loyauté et secret espoir.

En une seule demi-journée, l’action se précipite vers le destin de nos trois personnages : au lieu de succomber au désespoir, ils sacrifieront leur bonheur individuel au bien commun, élevant leur renoncement tragique en “exemple à l'univers”.

Une adaptation resserrée

Pour maintenir une tension dramatique constante et placer l'émotion au cœur de la représentation, la compagnie a fait le choix d’adapter le texte de 1506 alexandrins dans une version resserrée et dynamisée.

En élaguant les tirades explicatives et les récits de faits passés, le travail de réécriture conserve le cœur battant de la pièce avec une grande fidélité : les dilemmes personnels, les confrontations directes, le choc des vérités, et l'intensité des échanges passionnés.

Les trois confidents originaux sont par exemple fusionnés en un seul personnage. Celui-ci crée un contact direct avec le public et l’accompagne dans la fiction. Entre autres, il lui rappelle en début de spectacle les éléments essentiels de la situation initiale.

D'une durée de 1 h 25, le spectacle ne perd rien de l'intrigue originelle ni de sa clarté narrative. Au contraire. Ce rythme resserré insuffle à la tragédie une urgence moderne où chaque seconde compte et où le spectateur se concentre sur les enjeux de chaque personnage.

Un espace scénique immersif

La scène est une arène. Un espace circulaire de 5 mètres de diamètre fermé par les spectateurs.

Les seuls éléments de décor sont un polygone, trônant au centre, surmonté d’un revolver. Un tapis blanc délimite l’espace scénique au sol.

Le jeu des acteurs est appuyé par un éclairage à LED qui évolue avec la narration de manière imperceptible. C'est un soutien à l’action qui se déroule et apporte le ’’sfumato’’ qui nous accompagne dans l’irréel, le poème.

Ceci est enfin appuyé par un travail sur le son et la musique en live, omniprésents, tantôt discrets, tantôt furieux, accompagnant les émotions intérieures des personnages, leurs passions, et la musicalité de leurs vers.

Bérénice

Le traitement de l’alexandrin classique

Avec Bérénice, un des objectifs fondamentaux de la compagnie Crescite est d'offrir la pureté, la clarté mais également l’intensité émotionelle de la langue racinienne en la défaisant de toute lourdeur académique. L'alexandrin classique, souvent perçu comme une langue corsetée ou désuète, se révèle ici dans toute son évidence théâtrale : un dialecte vivant, fluide et organique.

Travaillé par la compagnie avec rigueur et précision sur la base du traité Dire le vers, de Jean-Claude Milner et François Regnault, le vers devient une parole orale. Cette méthode habitue graduellement l’oreille en résolvant certaines contradictions entre la langue parlée contemporaine et le respect des règles de prosodie classiques.

Une matière sonore vibrant entre le dialogue parlé et le slam. Il ne s'agit pas de déclamer un texte poétique, mais d'incarner une langue de théâtre taillée pour le jeu et l'émotion, imposée à la virgule près par la métrique virtuose de l’alexandrin racinien.

Petit à petit, l’oreille du spectateur – même non averti – arrive à oublier que cette langue a pu lui paraître étrangère.

Crédit photos : Olivier Héron

Ateliers

Consignes de préparation au spectacle

NOTE IMPORTANTE

Afin de préserver la surprise de l’intrigue et de laisser les élèves découvrir les rebondissements du récit, nous choisissons de nous charger de la phase de préparation au spectacle. Nous demandons de veiller à :

  • DEMANDER AUX ÉLÈVES DE NE PAS LIRE LE TEXTE DE BÉRÉNICE
  • NE PAS LES PRÉPARER AU TEXTE
  • NE SURTOUT PAS DÉVOILER L’ABSENCE DE MORT DANS LA PIÈCE

Si un travail approfondi sur la pièce est envisagé, il est préférable de l’effectuer après les représentations. Les seuls axes de préparation peuvent être les suivants :

  • Clarification de l’intrigue qui précède le commencement de la pièce : la situation initiale, le triangle amoureux, les fonctions de chaque personnage, la situation géopologique...
  • Introduction aux règles de la tragédie classique, les trois unités, la nécessité d’une mort...
  • Révision de ce qu’est un alexandrin classique

Nous demandons dans tous les cas à ce que chaque classe effectue un atelier d’une heure de préparation au spectacle avec un intervenant de la compagnie.

Atelier de préparation (obligatoire) - 1h

Le but de la première heure d'atelier est avant tout de susciter l'envie, la curiosité, et de donner les quelques clés indispensables à une expérience de spectateur sereine et intéressée.

L'accent est mis sur le fait de briser le carcan magistral. En instaurant une dynamique familière et participative.

Étape 1 : clarifier l'intrigue (20 min)

En s'appuyant sur des schémas au tableau et sur les références culturelles des élèves (Game of Thrones, Gladiator, Rome...), l'atelier reconstruit l'histoire survenue cinq ans avant le début de la pièce : la situation géopolitique, le triangle amoureux, la loi romaine vis à vis des reines étrangères, le devoir de Titus, analogie avec des dilemmes moraux contemporains (religion, familles...), le concept de la "friendzone" en identifiant Antiochus...

Étape 2 : l'alexandrin classique, de la culture pop à Racine (40 min)

Pour faire comprendre la mécanique de l'alexandrin, l'atelier part d'une pratique d'écoute quotidienne : le Rap, les publicités, les dictons. En s'appuyant sur des vers sélectionnés, les élèves sont invité à faire émerger intuitivement les règles classiques (les 12 syllabes, le rôle du « e » muet, l'emplacement de la césure et la structure en deux hémistiches...). Puis les vers basculent sans transition au vers raciniens possédant l'ultime rigueur métrique. Ces vers sont l'occasion de mises en voix collectives.

Bérénice

Atelier d'écriture d'alexandrins - 1h

Placés dans la posture du dramaturge, les élèves s'essaient à la rédaction de distiques ou de quatrains en alexandrins.

  • Thématiques d'écriture : choix parmi des sujets à forte charge émotionnelle (déclarer un amour caché, annoncer une séparation, exprimer l'angoisse d'une nuit blanche, faire une mise en garde).
  • Manipulation des contraintes : utilisation guidée des outils de prosodie (alternance des rimes féminines et masculines, respect de la césure, élisions).
  • Partage et mise en voix : Lecture sur volontariat à voix haute des écrits.
Bérénice

Atelier d'initiation au jeu - 1h

Avec cette heure de pratique sur le plateau, accompagnés de bandes sons sélectionnées, les élèves expérimentent par le corps les enjeux de la tragédie.

Après des exercices d'échauffement/de préparation à l'exposition au regard des autres, les élèves peuvent être invités à parcourir par exemple :

  • des démarches et postures royales : déambulations dans l'espace en explorant différents états physiques (la noblesse du port d'épée, le doute décisionnel, l'urgence amoureuse, la gravité d'un secret).
  • la création de tableaux vivants collectifs : création de poses de groupe immortalisant des situations de pouvoir ou de tension (un couronnement, une foule hostile, un conseil de guerre).
  • un exercice individuel d'incarnation : l'épreuve du trône

Atelier de sensibilisation à la création - 1h

En lien avec un intervenant de l'équipe de création du spectacle, les élèves sont amenés à échanger de manière informelle sur le travail de recherche que demande une mise en scène.

Il est possible d'effectuer cette atelier à la place de l'atelier de préparation obligatoire. Dans ce cas l'intervenant fera une clarification accélérée de l'intrigue qui précède Bérénice et des règles de l'alexandrin pour préparer les élèves au spectacle en 20min avant de se concentrer sur le processus de création.

Exemples de thèmes abordés :

  • les différents postes techniques et artistiques au théâtre. Analogies avec les autres arts collectifs tels que le cinéma, le jeu vidéo, la musique...
  • l'historique d'une production théâtrale
  • le rôle du costume, ce qu'il raconte, sa conception. Analogies avec les styles vestimentaires contemporains.

Crédit photos : Olivier Héron

Conditions d’accueil

Fiche technique

  • Effectifs de l’équipe (repas et hébergement) : 5 personnes
  • Durée : 1h25
  • Jauge par représentation : 100 à 120 places

PLANNING DE MONTAGE ET PERSONNEL :

  • Durée : 6 heures de montage, effectué par la compagnie
  • Présence d’un régisseur général d’accueil souhaitée

PLATEAU :

  • Aire de jeu (gradins compris) : idéale 15 m x 15 m / minimum 11 m x 11 m
  • Hauteur sous plafond minimale : 3 m
  • Nécessité de pouvoir occulter la pièce pour la placer dans le noir
  • Les spectateurs seront placés sur les gradins en cercle qui fermeront l’espace de jeu

MATÉRIEL À FOURNIR PAR L'ORGANISATEUR :

  • 5 chaises pour l’équipe
  • 1 échelle en parisienne montant à hauteur de plafond
  • 1 aspirateur, 1 balai, 1 pelle et 1 serpillère
  • 3 sources d’alimentation 16A différentes pour la régie, le son, la lumière

COMPOSITION DU DÉCOR AMENÉ PAR LA COMPAGNIE :

  • 3 gradins (traverses de 2 m, placés de manière à former un cercle de 6 m de diamètre)
  • 3 pieds d’une hauteur allant jusqu’à 4m et 3 PAR LED
  • 3 pieds d’enceintes supportant chacun deux enceintes, placés derrière les pieds de lumières
  • 3 tissus (de 3,50m de haut et de 2m de large)
  • 1 sol recouvert de moquette blanche en forme de rond
  • 1 élément central d’une hauteur de 60 cm
  • 1 table de 2m de long x 70cm de large pour la musique/régie lumière

Un coup de feu à blanc est tiré pendant la pièce, à une heure environ du début du spectacle.

Photos de l’implantation dans différents établissements scolaires

Crédit photos : Olivier Héron

Compagnie Crescite

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